L'ICARE CLUB DEODATIEN : ça va l'faire !!!!

" Viens ô filles et fils de Dédale, nous dire, à nous aussi quelques uns de tes exploits ……et si la fuite ne peut se faire ni par la terre, ni par l’eau, l’air et le ciel sont libres…..Alors ?.....Alors ça va l’faire !!! "

Un peu d’histoire….
Club de parapente et de deltaplane de Saint-Dié-des-Vosges (88 –Vosges) L’ICARE CLUB DEODATIEN est né avec la FFVL en 1974(QCM5.54 :en 1968, en 1980 ou en 1974 ?).Autant dire parmi les premiers clubs de vol libre en France. Les pionniers de l’époque étaient des deltistes. Quasiment seul club du massif des Vosges, l’Icare Club comptait en son sein tous les élèves deltistes du coin et des alentours, ce qui en fit, à cette époque, l’un des clubs de France les plus important en nombres de membres.

A ce passé glorieux succède, fin des années 80, une période de vache….maigre, où les effectifs, tel la cire des ailes d’Icare, fonde, pour ne compter qu’une dizaine de deltistes. Mais ce n’est pas sans compter par un (prompt) renfort des quelques (trop) rares parapentistes des alentours qui se rallient à la bannière d’Icare. Le 22 février 96, à la faveur d’un changement de bureau, la présidence du club passe entre les suspentes d’un parapentiste. Bien qu’au nombre de trois, nos parapentistes de la première heure affirme fermement leur volonté de voler localement. Seulement pas de sites…pas de voles. Boussole et bâton de pèlerin en mains, le président de l’époque, Claude REMY, ne ménage ni sa peine ni ses efforts pour affronter les turbulences et cisaillements engendrés successivement par la rencontre avec l’Office Nationale des Forêts, les écologistes et autres chasseurs. Mais les discussions sont fructueuses et payantes. Le club connaît ses premières ouvertures de sites.

Tous les « Icariens » et toutes les « Icariennes » …

2006, ils sont près de soixante pilotes pour l’essentiel parapentistes et une dizaine de deltistes à s’égayer joyeusement sur 6 sites autour de Saint-Dié-des-Vosges (voir rubrique des sites), sans oublier de souligner la présence de quelques (trop) rares pilotes féminines. 60 fous d’aile… pour certain affublé d’un surnom : Ninou, Nenes, Nono, Juju, Picatchou Pampa ( eh oui nous avons le notre aussi ), le Corse, el Rojo le Maudit (voilà ce que c’est que d’aller aux canaries !) …et les autres. Et puis il y a aussi derrière sa barbe, son sourire généreux et son panache de fumée tout droit sortie de sa pipe notre fifi, philippe, moniteur BE . Sans oublier, pour le bonheur des proches des Icariens, les pilotes biplaceurs, parapentistes et deltistes…

Les icariennes activités :

Le soleil est au thermique ce que le portable est à l’Icarien : le déclencheur de l’activité, quand bien sûr, ça l’fait ! Et quand par bonheur, c’est le cas, il suffit d’une sonnerie de portable pour déclencher la chaîne de mobilisation mise en place pour mettre nos icariens en ordre de vol. Entre le bientôt rituel vol du 1er de l’an et celui du 31 décembre ( si si même par – 5, sans gants !) nos Icariens cumulent plus de 1500 vols au départ des sites de Saint-Dié. Ils se perfectionnent à la faveur de stages cross organisé avec une école locale. Ils se forment au brevet de pilote et traditionnellement s’en va parfaire sa connaissance de l’aérologie en s’envoyant en l’air sous d’autres cieux : les Alpes, le Cantal, le Jura, les Canaries. Ils pimentent son activité par une saine émulation au travers l’Icare Cross Déodatien, récompensant la meilleure distance réalisée depuis St - Dié et le challenge Claude Remy (triangle de trois sites autour de la ville). Ayant sans doute que trop bien retenu la leçon de la légende du fils de Dédale, à trop vouloir voler près du soleil, il arrive à l’Icarien de survoler, parfois d’un peu trop près la cime des sapins vosgiens, et arrive ce qui doit arriver, tant va un virage face pente soleil de face ou vent changeant que l’Icarien se « branche ». Ce qui parfois n’est pas sans donner un peu d’exercice à la plume des journalistes, au corps des sapeurs pompiers de Saint-Dié-des-Vosges, Tout est bien qui fini bien (sans bobos) par un protocole d’intervention avec les pompiers locaux. Et quand ça ne vole pas, pardon que ça ne l’fait pas, l’Icarien s’adonne au brouettage sur pente à 45 d°, au nettoyage des sites, bref en 10 coups de pelles comme en cinq de pioche, à l’aménagement et à l’entretien des sites. Repose de l’ouvrier volant oblige, après la levée de l’outil, il y a celle du verre. Celui de l’amitié qui scelle autour d’un feu ou d’une bonne table nos passionnés.

Une devise

Et le lendemain de fête ? Tête en l’air, les yeux à l’affût du vent dans la cime des arbres, un seul mot d’ordre : ça va l’faire !!!. Et une fois là haut sur le site, la voile sur le dos ne soyez pas surpris d’entendre que ça ne sera pas mieux dans 5 minutes. Alors tayot !

Le président : Christophe LEROUGE